Lundi 12 mars 2007

Aujourd'hui, deux nouvelles études de marcheurs anonymes:

(Si vous avez raté le début, c'est .)

 

 

Ce sont souvent la comédie ou le film d'animation qui s'attardent sur la singularité d'une démarche: un tel boîte, une telle marche comme un pingouin... On pourrait également traiter avec compassion les marcheurs pauvres, malades ou vieillissants, ou chanter la vitalité de ceux qui rappellent les dieux du stade, mais cela ne pèterait pas bien haut, il faut le dire.

Il serait possible d'éviter l'écueil de la signification anecdotique en étudiant plutôt les vides, les distances entre les silhouettes. Regarder les gens dans la rue comme l'écume sur une vague. Cerner par le vide des paquets humains plutôt que de juxtaposer des figures singulières. Mettre de côté le principe d'individuation par la couleur, le détail des visages et des vêtements:

La limite de la première option, c'est un espèce de réalisme urbain prétentieux qui pourrait sombrer dans la sociologie de comptoir (ici: portrait de la ménagère de 45-55 ans). Dans le deuxième cas, on s'achemine vers le domaine du purement décoratif, tendance affiche pour la fête du quartier. Aucune des deux démarches ne rend compte de ce mélange d'identité et d'indéfinition qui caractérise les figures de la rue.

par Gilles F. publié dans : Etudes de pas
recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=582926&ref_article=5982991
ajouter un commentaire

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Science sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus