










Oui, j'avais rebattu les oreilles de tout le monde avec cet atelier quand j'y suis entré, et puis après, pas grand chose... Donc, quoi de neuf?
Je gaspille du blanc:
Et je racle le fond de mes pots de térébenthine:
(Je me suis aperçu que quand on laisse reposer de la térébenthine bien sale, ça se décante et on récupère un dépot de peinture gris ou marron. Je ne vais quand même pas me faire suer à préparer des mélanges alors que ça tombe du ciel!)
En général je trouve que les couleurs ne sont jamais assez claires et toujours trop pétantes. Je les mélange donc copieusement avec les ingrédients précités. En fin de compte, il n'y a pratiquement que du blanc et du fond de pot de rinçage sur mes toiles.
Pourtant, je me suis lancé dans la représentation d'une scène d'intérieur avec un éclairage éléctrique:
Eh ben, c'est l'horreur: j'y passe quand même tout mon blanc! (Et puis c'est le bordel parce que j'ai crayonné à la va-vite et que je dois rattraper certaines bêtises ensuite... Mais ça c'est une autre histoire.)
Cette fois, me voilà à peu près installé. J'ai attribué une activité à chaque coin de l'atelier, comme ça, quand je bloque quelque part, j'ai toujours quelque chose
d'autre en plan qui m'attend ailleurs. C'est l'intérêt d'avoir un peu d'espace.
Mes activités gravitent autour d'une table principale où j'étale couleurs et pinceaux:

Mais quand je veux me remettre aux esquisses, je passe à la table de gauche où m'attendent des pots d'encre de Chine différemment diluée, toute prête pour faire du lavis. Le pinceau glisse tout
seul, c'est un bon défouloir, et ça me permet d'essayer diverses compositions:

Dès que j'ai une petite panne d'idées, les objets de l'atelier y passent. Ce pauvre crâne en plâtre y a déjà eu droit au moins trois fois - d'habitude, je ne peins pas trop ce genre de trucs, de
peur de sombrer dans la grandiloquence (vanitas, etc.), mais là, comme je l'ai sous la main, je ne m'en prive pas...
Comme je me jetais souvent sur un tas de pinceaux ou une cafetière à piston pour leur tirer le portrait, j'ai aménagé un petit coin spécial natures mortes, à droite de la grande table:

Ainsi, ça reste en plan des jours et des jours, je m'en fous, je peux toujours y mettre un coup de pinceau quand je veux. Le bonheur, quand on a l'habitude de travailler dans son studio.
Cette fois, me voilà installé... Mais je m'en vais dimanche à Bourges, puis dans les Pyrénées. Trois semaines d'absence, le temps de bien perdre la main. J'essaierai de faire un croquis par jour
pour ne pas rouiller. En attendant, ce blog va se taire jusqu'au 8 août prochain.
Je vous souhaite de bonnes vacances.















